Bénéfice du doute

Subir, jamais. Questionner, toujours.

Prostitution : la grande hypocrisie

Impossible de passer à côté de ce sujet ! Pas seulement parce que Causeur en parle, mais parce qu’il nous confronte encore une fois à un déni de la réalité (à savoir ces femmes qui ont choisi de s’adonner à la prostitution, quand bien même il y a celles qui n’ont pas choisi) et à une question psycho-anthropologique passionnante.

Concernant le déni, les féministes et les abolitionnistes semblent, en fait, être animés d’une profonde pitié pour les femmes (pitié qui est loin d’être un synonyme d’égalité ou de respect) qu’ils s’amusent à infantiliser car la « femelle qui se prostitue » est forcément issue d’une force sociale horrible qui l’a poussée à aller dans la rue faire des pipes. J’aimerais ici rappeler qu’on est en pleine séance de déresponsabilisation qui fait encore une fois la part belle au déterminisme social (j’attends donc le débat sur le gène de la prostitution 😀 ) ; mais il est tout de même étrange qu’on ne s’offusque que de certains déterminismes sociaux… car quand on vit dans une famille d’avocats ou de médecins, on est également quelques peu obligés de donner raison à Bourdieu et à sa reproduction sociale (mais bon, ce sont de méchants bourgeois, ça leur apprendra!)… n’essayer pas de dire à vos parents juges à la cour de cassation que vous voulez être maçon, la porcelaine risque de voler.

D’ailleurs, en termes d’environnement (plutôt que déterminisme, car je n’utilise ce terme qu’à des fins de moqueries), le témoignage de cette ancienne prostituée lors de l’émission Complément d’Enquête (face à un journaliste franchement énervant) était assez révélateur : elle a eu le sentiment, une fois sa première fois accomplie en tant que prostituée, qu’elle avait fait ça toute sa vie. En effet, elle avait, notamment, connu des abus sexuels. Et c’est là toute la complexité du métier de prostituée, comme de tous les métiers d’ailleurs : ça vient d’une envie, d’une expérience, ou d’un traumatisme, bien plus que d’une formation. Dès lors, plutôt que d’emmerder les putes (parce qu’en pénalisant le client, on emmerde indubitablement la pute), on ferait mieux de véritablement s’intéresser aux histoires de vie qui fragilisent les gens. Car, je ne dirai que rarement le contraire, la prostituée est souvent une femme dont le passé a été affectivement trouble (même si c’est le lot de beaucoup de personnes). De même, si on ne veut plus que des étudiants face des études sans avenir (archéologie, philosophie, anthropologie), il faut vite se dépêcher de mettre le feu aux musées, aux bibliothèques et d’interdire l’émission « bienvenue en terre inconnue » qui doit sûrement susciter quelques vocations !

Et puis, ces féministes nous ont emmerdé dans les années’60 avec leur droit à l’avortement (c’est + fun d’ailleurs de rappeler le combat pour l’avortement que celui pour la pilule…sic), la liberté du corps avec lequel elles font ce qu’elles veulent ; mais ça s’arrête là ! En effet, être libre de proposer son corps en échange de quelques billets, c’est trop ! C’est rabaissant ! Je soupçonne déjà une interdiction de certaines pratiques sexuelles un peu trop salissante pour la femme : finis la sodomie et le doggy-style ! Et c’est là que l’hypocrisie est la plus totale, et d’autant plus surprenante : les féministes refusent de voir en toute relation affective ou sexuelle un indubitable rapport de force (alors qu’elles ont l’habitude post-communiste de voir du complot partout)… rapport de force qui n’attend pas l’argent pour advenir. Une prostituée de Suède le soulignait d’ailleurs très justement (et oui, désormais, je me fais même voler mes analyses par des putes scandinaves!) : quand un homme paye du champagne et un resto à une gonzesse, c’est une façon pour lui de payer son autorisation à coucher avec elle dans la soirée (le date rape est d’ailleurs très fréquent). Ce n’est pas plus compliqué que ça ! C’est du donnant-donnant, un commerce on ne peut plus basique issu du troc préhistorique. Ainsi, j’ai beau ne pas être adepte des théories selon lesquelles les hommes abusent des femmes, tel un méchant patron abuserait de son ouvrier, je ne peux que constater ces rapports de force qui vont dans les deux sens ! Je vous invite ici à lire « Qui a peur de Virginia Wolf », et vous verrez ce qu’est un putain de rapport de force !

Finalement, ce qui me semble davantage primordial, c’est de mettre un terme au trafic d’êtres humains, plutôt que de faire des débats politiquement corrects où l’on infantilise la femme prostituée, un peu comme « le petit sauvage des montagnes du Congo » auquel on estimait devoir apprendre à lire et à écrire il y a cent cinquante ans. Laissons les gens vivre leur vie : elles ne font rien de mal (et elles font encore moins quelques chose de mal si elles rendent obligatoire le préservatif). Mais c’est vrai que s’attaquer aux organisations criminelles, c’est compliqué, et ça fait trop à droite, donc le gouvernement a préféré opter pour un truc humano-bobo aussi creux qu’un utérus. Sans oublier le fait que, comme le dit Zemmour, on ne va sanctionner que l’ouvrier qui va voir les putes, mais pas le grand patron, pas les grands hôtels parisiens où les escorts louent la moitié des chambres. Et last but nos least, on crie à l’homme violeur de femme (car oui, en Suède, le client est un déviant, un délinquant sexuel devant suivre une thérapie, pendant que la prostituée a droit à un suivi psychologique spécial victime!), mais on semble oublier que de plus en plus de femmes vont également voir des hommes qui se prostituent. Ah mais, suis-je bête ! Elles leur apportent de l’amour, telle une mère ! … incestueuse.

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Théorie du genre – PART THREE – Le sexisme

On retrouve, une fois de plus, les méchants stéréotypes misogynes selon lesquels, quand le bateau coule, il faut sauver les femmes en premier : taratata, désormais elles couleront comme tout le monde ! Quant au fait que les femmes soient cajolées, c’est foncièrement rabaissant : raison de plus pour leur foutre des claques à ces salopes. Puis, il y a les stéréotypes qui, en plus d’exprimer comme tout stéréotype une certaine vérité (c’est même pas moi qui le dis, mais les psychologues experts en psycho-sociale), sont corroborés par la recherche scientifique, notamment la neuro ou l’endocrinologie. Car oui, les femmes sont davantage morales que les hommes, et ce, car elles sont davantage sensibles et altruistes (éléments retrouvés dès la prime enfance) de sorte qu’aux tests évaluant les capacités empathiques, les femmes scorent toujours plus haut. De même, les hommes font de meilleures leaders et ils peuvent remercier la testostérone (que les femmes faisant de la politique ou ayant des fonctions de leader peuvent d’ailleurs également remercier ! ) : « Maggie, say thank you to the ‘very male Inside of you ».

Et ce qui est marrant, ou plutôt choquant, c’est que ces stéréotypes devraient avoir pour conséquence un clic dans la bulle « je suis tout à fait d’accord »… mais si vous procédez de la sorte, cela vous fera passer pour un méchant misogyne nazi ou pour une idiote de gonzesse musulmane. Pourtant, s’il s’agit de choisir, je préfère ne pas me laisser à aller à la bien-pensance. Car, comme je l’ai déjà expliqué ici, plutôt que d’emmerder les hommes, de les castrer et de monter sur leurs têtes pour les faire couler (en se montrant violentes comme un homme peut l’être), les femmes auraient mieux fait de valoriser les qualités féminines et les sciences humaines qui vont avec. Mais non, elles ont préféré faire les chieuses, faire des études comme les mecs, et les mépriser pour diverses raisons.

Et cela me fait penser au dernier débat relatif à la circoncision. Beaucoup s’offusque, mais j’ai, pour une fois, trouvé une sociologue (Nacira Guénif-Souilamas) avec laquelle je suis d’accord lors de l’émission « ce soir ou jamais ». Elle était brillante de clarté quand elle traitait de la différence des sexes, de la marque du sexué, chose que l’on accepte de moins en moins eu Europe sous couvert de liberté. Car oui, en Europe, on veut tout niveler, rendre tout le monde semblable, nier les différences, rendre l’individu aussi abstrait qu’un texte juridique le ferait, et puis parler de tolérance… et nier la différence des sexes fait partie de ce délire collectif (parce que parler de tolérance quand tout le monde se ressemble, si c’est pas du délire, je sais pas ce que c’est ! ). Vous l’aurez donc compris, la circoncision ne me dérange pas (à condition qu’elle soit sanitairement encadrée et qu’elle advienne le plus tôt possible, car vers huit ans, ça doit être vachement traumatisant, faut l’avouer). Cela étant dit, on peut franchement douter que ce soit l’humanisme bobo qui guide les critiques lancées à l’égard de la circoncision, mais plutôt le souhait de nier les marqueurs de sexuation dont cette pratique fait partie.

Et j’aurais tendance à faire un rapprochement avec le port du voile : les féministes diront que ces femmes sont forcées (personnellement, je ne considère pas la femme comme une abrutie permanente, contrairement à ces excitées communistes, donc je peux tout à fait concevoir que certaines femmes souhaitent le porter en toute liberté… ce serait d’ailleurs sympa d’arrêter de dire que les gens sont forcés / influencés / malades etc quand ils font quelque chose qui nous déplaisient, ça devient vraiment lourd : ils peuvent tout simplement choisir et décider de faire quelque chose qu’on ne ferait pas, et ce, en leur âme et conscience ! ). Ainsi donc, quand certains disent qu’elles ne sont pas libres et sortent leur étendard de fémen, j’aurais plutôt tendance à y voir une volonté à long terme d’encore nier un autre marqueur de différenciation sexuelle. Bien entendu, on ne parle pas ici de la burqa qui soulève une question anthropologique de contact, de communication, et qui est inacceptable en Occident (car ils font ce qu’ils veulent chez eux, je ne suis pas pour le néocolonialisme moral) où le visage est un élément clef des interactions.

Vive la différence des sexes !

Interview de Nacira Guénif-Souilamas :  http://www.saphirnews.com/Nacira-Guenif-Souilamas-Feminisme-et-islam-ne-pas-confondre-religion-et-patriarcat_a11829.html

Théorie du genre – PART TWO : l’identité fluide

Comme promis, je développe ! Ainsi, hier, vous avez pu découvrir des questions des plus originales : il faut avouer qu’il s’agit de vachement creuser pour pondre pareilles formules !

Prenons la première : « à la naissance vous avez été enregistré en tant que… » D’accord. Restons calmes. La tournure passive n’est pas ici choquante, sur le plan grammatical, car ce n’est certainement pas le nouveau né qui va déclarer sa venue ni son sexe. Mais, considérant le contexte idéologique du questionnaire, on ne peut qu’y soupçonner une forme d’imposition par un tiers manichéen, une violence à l’auto-déterminisme si cher aux individualistes d’aujourd’hui. Aussi, la formule « en tant que » me semble particulièrement problématique : en tant que quoi ? Chien, chat ?! (Je vous rappelle, en passant, qu’on est là à la première question de l’étude qui aurait pu se limiter à un « genre : H ou F »)

Et la seconde :  « comment vous identifiez-vous actuellement? » Question sexo-existentielle à trois balles. Ici, nettement, il s’agit d’une auto-identification (vous vous identifiez, c’est-à-dire vous-même sur vous-même), d’un auto-déterminisme. Mais ça se limite à de l’actuel, ce que je trouve un peu inquiétant sur les bords. « Lundi, mercredi, vendredi, je suis une femme ; mardi et jeudi un homme… et le weekend, on verra bien, on n’est pas pressé. » Encore des énergumènes qui ont lu Jung et compris n’importe quoi à l’anima et l’animus, tout comme on l’avait fait avec Freud. Que de peine !

Et en prime la définition du transgenre : « Dans ce questionnaire, par transgenre, on entend une personne chez qui le sentiment d’être un homme et/ou une femme ne correspond pas ou pas entièrement au sexe assigné à la naissance, et/ou chez qui l’expression de genre diverge des caractéristiques sociales et culturelles du sexe assigné à la naissance. Cela englobe donc tant les travestis que les transsexuel(le)s et ceux avec un genre fluide ». On retrouve ici encore la fluidité… et en prime, je me découvre transgenre (je ne vais pas me pendre, ce n’est pas un drame) car, il faut bien l’avouer, mes expressions de genre diverge des caractéristiques sociales et culturelles de ma féminité… Je ne savais pas qu’être un garçon manqué et avoir un caractère bien trempé chez une femme était un signe de transgenre. J’en apprends des choses ! C’est marrant comme ceux qui prône la tolérance, l’ouverture et le non-sexisme trouvent tellement bizarre une femme masculine qu’ils décident d’en faire une transgenre.

Ce que j’en retiens…Un sacré problème avec l’autorité et, en l’occurrence, l’autorité de la nature/biologie. Bien entendu, il est évident que l’androgynie est une réalité biologique incontestable, qui pose d’ailleurs un réel problème à la naissance : quel sexe déclarer, sachant qu’aucun sexe ne semble clairement établi morphologiquement ? Face à une telle situation, je ne peux que recommander la prudence et une possibilité d’intervention ultérieure afin de pouvoir changer le sexe déclaré. Car, oui, il faut déclarer un sexe ; tout comme il faut donner un prénom (et pas forcément mixte). Et déclarer un sexe, je le dis et redis, ce n’est pas enfermer un enfant dans un rôle, c’est l’introduire à une identité, des responsabilités et des interactions différentes : c’est fondamental de pouvoir clarifier le « qui tu es, mon enfant » si l’on veut un minimum calmer les angoisses infantiles qui sont nombreuses. Or, l’angoisse se calme par un cadre, par des limites, et le sexe fait partie de ces limites (« secatus » en latin, « coupé ») qui structurent la société (anthropologie structurelle et compagnie, bonjour). L’enfant vit, de prime abord, dans une stricte hétéronomie (« norme de l’autre »), et cela est dû à sa faiblesse originaire, et c’est justement cette faiblesse qui incitera l’environnement à prendre soin de l’enfant, notamment par des lois (car aimer, c’est aussi être capable d’imposer des règles) qui, une fois intériorisées, permettront l’avènement de l’autonomie (« norme de soi »).

Et dans notre société, on refuse l’hétéronomie infantile, de même que l’hétéronomie de la nature. On refuse l’idée que quelqu’un d’autre décide pour nous dans ces matières. Par contre, quand il s’agit de déresponsabiliser des délinquants ou d’être abrutis par la publicité et les normes esthétiques, là on accepte d’être dans la plus idiote des hétéronomies. Bientôt, on nous dira qu’on choisit d’être blond aux yeux bleus, qu’on choisit d’être noir, qu’on choisit d’avoir la trisomie21, etc…Et bien, non ! Ne vous déplaise, on ne choisit pas ces choses-là. Quant à la connerie, je doute également que ce soit quelque chose qui se choisisse. sic

Quant à la fluidité, c’est également un trait typiquement post-moderne. Les individus d’aujourd’hui, pour la plupart, éducation post68 oblige, n’ont plus de véritable colonne vertébrale sur le plan moral, idéologique ou comportemental. Parallèlement à cela, le monde est en constant changement, avec de la nouveauté en permanence, des besoins inventés ci et là, et un besoin de s’adapter vite, sans réfléchir ; et d’ailleurs, le manque d’intériorité des personnes d’aujourd’hui favorise ce monde, qui se sert également de ses personnes pour vendre ses gadgets. Et ces derniers ne servent qu’à nourrir, qu’à remplir un individu relativement vide : il essaie de s’investir narcissiquement en s’empiffrant d’objets qu’il veut absolument, mais qu’il n’a jamais appris à désirer, car il ne connaît pas le manque. En effet, on ne lui a imposé de cadre permettant de supporter le manque et de lui donner un sens. Or, le manque, c’est réfléchir, c’est se connaître, c’est reconnaître nos idéaux, notre colonne : mais on a plus le temps ! Donc, tout le monde se la joue fluide, ou liquide : on se fond dans le bazar. Et en prime, on a maintenant la fluidité sexuelle : on peut changer de sexe. Bientôt, on pourra aussi changer d’âge, de couleur,… Comme dans cet excellent film « Clones » avec Bruce Willis. On connaît le fait de changer de métier régulièrement, un phénomène assez surprenant et nouveaux en Europe (plus sédentaire que les Américains qui gardent une mentalité migratoire importante, notamment par la construction de leurs maisons en bois), mais que l’on comprend tout de même car ça fait partie de ce qui change, et que l’on peut choisir de maîtriser. Cependant, il y a des choses face auxquelles on doit faire preuve d’un minimum de modestie : on ne peut pas tout changer… L’orgueil de l’homme n’a plus vraiment d’ambition, il creuse sa propre tombe de Babel.

Beyond the box & théorie du genre PART ONE

J’allais conserver cette expérience, et mes réactions, dans ma tête, ou dans un fichier « best of ». Mais le questionnaire « beyond the box », relatif à la théorie des genres vaut tellement le détour que je ne peux me résoudre à ne pas la partager. Initialement, j’ai eu droit à l’introduction d’un reportage lors du JT : « (…) étiqueter les hommes ou les femmes en fonction de leur genre ou de leur orientation sexuelle (…) ». Face à ce genre de phrase, ma tension artérielle s’élève dangereusement. En quoi identifier un homme comme homme, et une femme comme femme, est-ce un problème ? Problème tel que le recours au terme « étiquetage » (avec les théories goffmanniennes qui s’en suivent) signale directement un grave problème sociologique ! De même, où est le lien entre le fait d’être un homme ou une femme (et le fait d’identifier de la sorte les personnes) et l’orientation sexuelle ? C’est à croire que, tout comme il est interdit de dire de quelqu’un qu’il est homo (parce qu’on le « stigmatise » par ses préférences sexuelles… et je ne vois pas en quoi il y aurait d’ailleurs stigmatisation… et je vois encore moins en quoi quand on voit la « pride » de beaucoup d’entre eux de sorte que vous en viendriez à avoir honte d’être hétéro), on va bientôt devoir se taire quand il s’agit d’identifier quelqu’un comme un homme ou une femme (c’est un gros mot évident !).

Ainsi, j’avais l’eau à la bouche… ou la salive du chien enragé à mes crocs, au choix ! Et j’ai donc décidé, par curiosité bien mal placée, de faire le questionnaire en question. Je vous propose ici un palmarès des questions, ou des définitions…

  • Question démographique : « à la naissance vous avez été enregistré en tant que… » / « comment vous identifiez-vous actuellement? »
  • Définition du « transgenre » : « Dans ce questionnaire, par transgenre, on entend une personne chez qui le sentiment d’être un homme et/ou une femme ne correspond pas ou pas entièrement au sexe assigné à la naissance, et/ou chez qui l’expression de genre diverge des caractéristiques sociales et culturelles du sexe assigné à la naissance. Cela englobe donc tant les travestis que les transsexuel(le)s et ceux avec un genre fluide »
  • Exemples de propositions version authoritarian personality : Certaines personnes sont plus méritantes que d’autres / Il est important que nous traitions les autres pays d’égal à égal / Dans un monde idéal, toutes les nations seraient égales.
  • Exemples de propositions liées au sexisme : Les femmes devraient être choyées et protégées par les hommes / Lors d’une catastrophe, les femmes ne doivent pas nécessairement être secourues avant les hommes / Les femmes, comparées aux hommes, ont généralement une sensibilité morale supérieure / Les féministes ne cherchent pas à ce que les femmes aient plus de pouvoir que les hommes / Les hommes sont plus aptes à diriger que les femmes / Les femmes sont plus aptes à prendre soin des autres que les hommes / Le parcours scolaire devrait être adapté aux besoins des garçons.
  • Exemples de propositions relatives à la bisexualité : Les hommes bisexuels répandent le SIDA aux hétérosexuels / Les bisexuels sont des gens confus quant à leur sexualité / Si un(e) ami(e)/une connaissance (du même sexe que moi) me dit qu’il/elle est homosexuel/lesbienne/bi, j’aurais peur qu’il/elle ait des sentiments pour moi / Il m’arrive d’utiliser des termes liés à l’homosexualité pour exprimer quelque chose de négatif (ex. ‘quel pédé’, ‘c’est un truc de tapettes’, …) / Les enfants devraient apprendre dès la maternelle que c’est normal d’être lesbigay.
  • Exemples de propositions concernant les transgenres : Lorsque je rencontre une personne, je trouve important de savoir si c’est un homme ou une femme / Les enfants devraient avoir des cours sur les personnes transgenres dès la maternelle / La stérilisation (stérilité irréversible) ne devrait plus être une condition pour un changement de sexe.

 

Je vous laisse réfléchir là-dessus… et demain, je vous proposerai mes réflexions. Mais je vous promets d’ores et déjà un brin de dérision.

…En trois mois, calme plat !

J’ai honte. Cela fait trois mois que je n’ai rien écrit ici. Non pas que la politique ou les questions sociétales s’avèrent sans intérêt, que du contraire ; et c’est d’ailleurs sans doute pour cette raison, entre autres, que je n’ai plus beaucoup écrit.

En effet, le combat Vall-Duflot est une parodie de politique : et d’autant plus quand une bobo aux élans histrioniques attaque le seul homme du gouvernement dans lequel le peuple français se retrouve (tout en portant gravement atteinte à la collégialité et au respect si chers à Vallaud-Belkacem qui s’est d’ailleurs montrée particulièrement énervante face à Copé lors de l’émission « Des Paroles et des Actes »), sans oublier, en prime, que la Duflot ne sait pas tenir son homme (qui avait déjà fait parler de lui lors le défilé du 14juillet et qui, lorsqu’il s’agit des Roms de son propre bled, est alors nettement moins bien-pensant). Mais cela semble s’être calmé, Duflot a disparu des infos depuis ses dernières propositions relatives à l’instauration d’un communisme locatif.

Heureusement, Valls, lui, ne disparaît pas. Néanmoins, il n’a pas de chance : pour l’apprécier depuis plusieurs années et admirer sa coupe romaine (je l’imagine bien en toge à la Cicéron), je ne peux que plaindre sa position de socialiste non-laxiste. Ses acolytes le critiquent abondamment, et crient d’ailleurs à l’intolérable, à l’inacceptable,  à l’inhumain dans la (non) affaire Leonarda… alors que c’est le seul socialiste capable d’être un minimum convenable lors des présidentielles de 2017, et qui pourrait permettre un réel enthousiasme commun tant à gauche qu’à droite, à condition que le bonne foi soit de mise. Car, vraiment, je le dis, si les socialistes étaient de la trempe de Valls, je ne pourrais que voter pour eux : associer solidarité et exigence ne devrait pas être un oxymoron !

Quant à cette non-affaire Leonarda, quelle blague ! Quel foutoir ! Et que de boue sur les vêtements de ces gauchos qui ont crié plus fort qu’un cochon qu’on égorge (ou devrais-je dire mouton). La loi appliquée, ce n’est plus une évidence ; tout comme le fait que le père soit un fameux phénomène à lui seul, un véritable cas d’école qui conduirait à un taux de réussite de 95% ! Et en prime, que Hollande s’occupe de cette affaire sur un mode ad hominem ne lui a valu qu’un retour tout autant ad hominem dont il ressort affaibli et insulté. Or, en politique, le ridicule, ça tue (contrairement à ce que j’ai pu entendre hier sur Lci en lien avec Ségolène en « Liberté guidant le peuple »).

Donc, oui, au final… il y a de quoi pousser une gueulante.

PS : ah oui, sans oublier le bug de pôle-emploi ! J’avais bien ri !

Xavier Cantat et le clivage : http://inagist.com/all/385670319031062528/

Le palmarès du père de Leonarda : http://videos.tf1.fr/infos/2013/affaire-leonarda-le-rapport-qui-accable-le-pere-8294808.html

Ségolène : http://www.lepoint.fr/politique/segolene-royal-liberte-guidant-le-peuple-24-10-2013-1747325_20.php

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