Bénéfice du doute

Subir, jamais. Questionner, toujours.

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Théorie du genre – PART THREE – Le sexisme

On retrouve, une fois de plus, les méchants stéréotypes misogynes selon lesquels, quand le bateau coule, il faut sauver les femmes en premier : taratata, désormais elles couleront comme tout le monde ! Quant au fait que les femmes soient cajolées, c’est foncièrement rabaissant : raison de plus pour leur foutre des claques à ces salopes. Puis, il y a les stéréotypes qui, en plus d’exprimer comme tout stéréotype une certaine vérité (c’est même pas moi qui le dis, mais les psychologues experts en psycho-sociale), sont corroborés par la recherche scientifique, notamment la neuro ou l’endocrinologie. Car oui, les femmes sont davantage morales que les hommes, et ce, car elles sont davantage sensibles et altruistes (éléments retrouvés dès la prime enfance) de sorte qu’aux tests évaluant les capacités empathiques, les femmes scorent toujours plus haut. De même, les hommes font de meilleures leaders et ils peuvent remercier la testostérone (que les femmes faisant de la politique ou ayant des fonctions de leader peuvent d’ailleurs également remercier ! ) : « Maggie, say thank you to the ‘very male Inside of you ».

Et ce qui est marrant, ou plutôt choquant, c’est que ces stéréotypes devraient avoir pour conséquence un clic dans la bulle « je suis tout à fait d’accord »… mais si vous procédez de la sorte, cela vous fera passer pour un méchant misogyne nazi ou pour une idiote de gonzesse musulmane. Pourtant, s’il s’agit de choisir, je préfère ne pas me laisser à aller à la bien-pensance. Car, comme je l’ai déjà expliqué ici, plutôt que d’emmerder les hommes, de les castrer et de monter sur leurs têtes pour les faire couler (en se montrant violentes comme un homme peut l’être), les femmes auraient mieux fait de valoriser les qualités féminines et les sciences humaines qui vont avec. Mais non, elles ont préféré faire les chieuses, faire des études comme les mecs, et les mépriser pour diverses raisons.

Et cela me fait penser au dernier débat relatif à la circoncision. Beaucoup s’offusque, mais j’ai, pour une fois, trouvé une sociologue (Nacira Guénif-Souilamas) avec laquelle je suis d’accord lors de l’émission « ce soir ou jamais ». Elle était brillante de clarté quand elle traitait de la différence des sexes, de la marque du sexué, chose que l’on accepte de moins en moins eu Europe sous couvert de liberté. Car oui, en Europe, on veut tout niveler, rendre tout le monde semblable, nier les différences, rendre l’individu aussi abstrait qu’un texte juridique le ferait, et puis parler de tolérance… et nier la différence des sexes fait partie de ce délire collectif (parce que parler de tolérance quand tout le monde se ressemble, si c’est pas du délire, je sais pas ce que c’est ! ). Vous l’aurez donc compris, la circoncision ne me dérange pas (à condition qu’elle soit sanitairement encadrée et qu’elle advienne le plus tôt possible, car vers huit ans, ça doit être vachement traumatisant, faut l’avouer). Cela étant dit, on peut franchement douter que ce soit l’humanisme bobo qui guide les critiques lancées à l’égard de la circoncision, mais plutôt le souhait de nier les marqueurs de sexuation dont cette pratique fait partie.

Et j’aurais tendance à faire un rapprochement avec le port du voile : les féministes diront que ces femmes sont forcées (personnellement, je ne considère pas la femme comme une abrutie permanente, contrairement à ces excitées communistes, donc je peux tout à fait concevoir que certaines femmes souhaitent le porter en toute liberté… ce serait d’ailleurs sympa d’arrêter de dire que les gens sont forcés / influencés / malades etc quand ils font quelque chose qui nous déplaisient, ça devient vraiment lourd : ils peuvent tout simplement choisir et décider de faire quelque chose qu’on ne ferait pas, et ce, en leur âme et conscience ! ). Ainsi donc, quand certains disent qu’elles ne sont pas libres et sortent leur étendard de fémen, j’aurais plutôt tendance à y voir une volonté à long terme d’encore nier un autre marqueur de différenciation sexuelle. Bien entendu, on ne parle pas ici de la burqa qui soulève une question anthropologique de contact, de communication, et qui est inacceptable en Occident (car ils font ce qu’ils veulent chez eux, je ne suis pas pour le néocolonialisme moral) où le visage est un élément clef des interactions.

Vive la différence des sexes !

Interview de Nacira Guénif-Souilamas :  http://www.saphirnews.com/Nacira-Guenif-Souilamas-Feminisme-et-islam-ne-pas-confondre-religion-et-patriarcat_a11829.html

Théorie du genre – PART TWO : l’identité fluide

Comme promis, je développe ! Ainsi, hier, vous avez pu découvrir des questions des plus originales : il faut avouer qu’il s’agit de vachement creuser pour pondre pareilles formules !

Prenons la première : « à la naissance vous avez été enregistré en tant que… » D’accord. Restons calmes. La tournure passive n’est pas ici choquante, sur le plan grammatical, car ce n’est certainement pas le nouveau né qui va déclarer sa venue ni son sexe. Mais, considérant le contexte idéologique du questionnaire, on ne peut qu’y soupçonner une forme d’imposition par un tiers manichéen, une violence à l’auto-déterminisme si cher aux individualistes d’aujourd’hui. Aussi, la formule « en tant que » me semble particulièrement problématique : en tant que quoi ? Chien, chat ?! (Je vous rappelle, en passant, qu’on est là à la première question de l’étude qui aurait pu se limiter à un « genre : H ou F »)

Et la seconde :  « comment vous identifiez-vous actuellement? » Question sexo-existentielle à trois balles. Ici, nettement, il s’agit d’une auto-identification (vous vous identifiez, c’est-à-dire vous-même sur vous-même), d’un auto-déterminisme. Mais ça se limite à de l’actuel, ce que je trouve un peu inquiétant sur les bords. « Lundi, mercredi, vendredi, je suis une femme ; mardi et jeudi un homme… et le weekend, on verra bien, on n’est pas pressé. » Encore des énergumènes qui ont lu Jung et compris n’importe quoi à l’anima et l’animus, tout comme on l’avait fait avec Freud. Que de peine !

Et en prime la définition du transgenre : « Dans ce questionnaire, par transgenre, on entend une personne chez qui le sentiment d’être un homme et/ou une femme ne correspond pas ou pas entièrement au sexe assigné à la naissance, et/ou chez qui l’expression de genre diverge des caractéristiques sociales et culturelles du sexe assigné à la naissance. Cela englobe donc tant les travestis que les transsexuel(le)s et ceux avec un genre fluide ». On retrouve ici encore la fluidité… et en prime, je me découvre transgenre (je ne vais pas me pendre, ce n’est pas un drame) car, il faut bien l’avouer, mes expressions de genre diverge des caractéristiques sociales et culturelles de ma féminité… Je ne savais pas qu’être un garçon manqué et avoir un caractère bien trempé chez une femme était un signe de transgenre. J’en apprends des choses ! C’est marrant comme ceux qui prône la tolérance, l’ouverture et le non-sexisme trouvent tellement bizarre une femme masculine qu’ils décident d’en faire une transgenre.

Ce que j’en retiens…Un sacré problème avec l’autorité et, en l’occurrence, l’autorité de la nature/biologie. Bien entendu, il est évident que l’androgynie est une réalité biologique incontestable, qui pose d’ailleurs un réel problème à la naissance : quel sexe déclarer, sachant qu’aucun sexe ne semble clairement établi morphologiquement ? Face à une telle situation, je ne peux que recommander la prudence et une possibilité d’intervention ultérieure afin de pouvoir changer le sexe déclaré. Car, oui, il faut déclarer un sexe ; tout comme il faut donner un prénom (et pas forcément mixte). Et déclarer un sexe, je le dis et redis, ce n’est pas enfermer un enfant dans un rôle, c’est l’introduire à une identité, des responsabilités et des interactions différentes : c’est fondamental de pouvoir clarifier le « qui tu es, mon enfant » si l’on veut un minimum calmer les angoisses infantiles qui sont nombreuses. Or, l’angoisse se calme par un cadre, par des limites, et le sexe fait partie de ces limites (« secatus » en latin, « coupé ») qui structurent la société (anthropologie structurelle et compagnie, bonjour). L’enfant vit, de prime abord, dans une stricte hétéronomie (« norme de l’autre »), et cela est dû à sa faiblesse originaire, et c’est justement cette faiblesse qui incitera l’environnement à prendre soin de l’enfant, notamment par des lois (car aimer, c’est aussi être capable d’imposer des règles) qui, une fois intériorisées, permettront l’avènement de l’autonomie (« norme de soi »).

Et dans notre société, on refuse l’hétéronomie infantile, de même que l’hétéronomie de la nature. On refuse l’idée que quelqu’un d’autre décide pour nous dans ces matières. Par contre, quand il s’agit de déresponsabiliser des délinquants ou d’être abrutis par la publicité et les normes esthétiques, là on accepte d’être dans la plus idiote des hétéronomies. Bientôt, on nous dira qu’on choisit d’être blond aux yeux bleus, qu’on choisit d’être noir, qu’on choisit d’avoir la trisomie21, etc…Et bien, non ! Ne vous déplaise, on ne choisit pas ces choses-là. Quant à la connerie, je doute également que ce soit quelque chose qui se choisisse. sic

Quant à la fluidité, c’est également un trait typiquement post-moderne. Les individus d’aujourd’hui, pour la plupart, éducation post68 oblige, n’ont plus de véritable colonne vertébrale sur le plan moral, idéologique ou comportemental. Parallèlement à cela, le monde est en constant changement, avec de la nouveauté en permanence, des besoins inventés ci et là, et un besoin de s’adapter vite, sans réfléchir ; et d’ailleurs, le manque d’intériorité des personnes d’aujourd’hui favorise ce monde, qui se sert également de ses personnes pour vendre ses gadgets. Et ces derniers ne servent qu’à nourrir, qu’à remplir un individu relativement vide : il essaie de s’investir narcissiquement en s’empiffrant d’objets qu’il veut absolument, mais qu’il n’a jamais appris à désirer, car il ne connaît pas le manque. En effet, on ne lui a imposé de cadre permettant de supporter le manque et de lui donner un sens. Or, le manque, c’est réfléchir, c’est se connaître, c’est reconnaître nos idéaux, notre colonne : mais on a plus le temps ! Donc, tout le monde se la joue fluide, ou liquide : on se fond dans le bazar. Et en prime, on a maintenant la fluidité sexuelle : on peut changer de sexe. Bientôt, on pourra aussi changer d’âge, de couleur,… Comme dans cet excellent film « Clones » avec Bruce Willis. On connaît le fait de changer de métier régulièrement, un phénomène assez surprenant et nouveaux en Europe (plus sédentaire que les Américains qui gardent une mentalité migratoire importante, notamment par la construction de leurs maisons en bois), mais que l’on comprend tout de même car ça fait partie de ce qui change, et que l’on peut choisir de maîtriser. Cependant, il y a des choses face auxquelles on doit faire preuve d’un minimum de modestie : on ne peut pas tout changer… L’orgueil de l’homme n’a plus vraiment d’ambition, il creuse sa propre tombe de Babel.

…En trois mois, calme plat !

J’ai honte. Cela fait trois mois que je n’ai rien écrit ici. Non pas que la politique ou les questions sociétales s’avèrent sans intérêt, que du contraire ; et c’est d’ailleurs sans doute pour cette raison, entre autres, que je n’ai plus beaucoup écrit.

En effet, le combat Vall-Duflot est une parodie de politique : et d’autant plus quand une bobo aux élans histrioniques attaque le seul homme du gouvernement dans lequel le peuple français se retrouve (tout en portant gravement atteinte à la collégialité et au respect si chers à Vallaud-Belkacem qui s’est d’ailleurs montrée particulièrement énervante face à Copé lors de l’émission « Des Paroles et des Actes »), sans oublier, en prime, que la Duflot ne sait pas tenir son homme (qui avait déjà fait parler de lui lors le défilé du 14juillet et qui, lorsqu’il s’agit des Roms de son propre bled, est alors nettement moins bien-pensant). Mais cela semble s’être calmé, Duflot a disparu des infos depuis ses dernières propositions relatives à l’instauration d’un communisme locatif.

Heureusement, Valls, lui, ne disparaît pas. Néanmoins, il n’a pas de chance : pour l’apprécier depuis plusieurs années et admirer sa coupe romaine (je l’imagine bien en toge à la Cicéron), je ne peux que plaindre sa position de socialiste non-laxiste. Ses acolytes le critiquent abondamment, et crient d’ailleurs à l’intolérable, à l’inacceptable,  à l’inhumain dans la (non) affaire Leonarda… alors que c’est le seul socialiste capable d’être un minimum convenable lors des présidentielles de 2017, et qui pourrait permettre un réel enthousiasme commun tant à gauche qu’à droite, à condition que le bonne foi soit de mise. Car, vraiment, je le dis, si les socialistes étaient de la trempe de Valls, je ne pourrais que voter pour eux : associer solidarité et exigence ne devrait pas être un oxymoron !

Quant à cette non-affaire Leonarda, quelle blague ! Quel foutoir ! Et que de boue sur les vêtements de ces gauchos qui ont crié plus fort qu’un cochon qu’on égorge (ou devrais-je dire mouton). La loi appliquée, ce n’est plus une évidence ; tout comme le fait que le père soit un fameux phénomène à lui seul, un véritable cas d’école qui conduirait à un taux de réussite de 95% ! Et en prime, que Hollande s’occupe de cette affaire sur un mode ad hominem ne lui a valu qu’un retour tout autant ad hominem dont il ressort affaibli et insulté. Or, en politique, le ridicule, ça tue (contrairement à ce que j’ai pu entendre hier sur Lci en lien avec Ségolène en « Liberté guidant le peuple »).

Donc, oui, au final… il y a de quoi pousser une gueulante.

PS : ah oui, sans oublier le bug de pôle-emploi ! J’avais bien ri !

Xavier Cantat et le clivage : http://inagist.com/all/385670319031062528/

Le palmarès du père de Leonarda : http://videos.tf1.fr/infos/2013/affaire-leonarda-le-rapport-qui-accable-le-pere-8294808.html

Ségolène : http://www.lepoint.fr/politique/segolene-royal-liberte-guidant-le-peuple-24-10-2013-1747325_20.php

Ab initio

Peut-être que recourir à la réflexion est la seule méthode donnant l’opportunité de s’envoler de soi-même : nul besoin d’avion, de partenaire, il suffit d’une thématique qui tienne à coeur pour quitter le sol d’un réel brut et accéder à une tentative de compréhension qui nous passionne. Ces petits moments de rébellions personnelles sont sacrés car ils offrent l’engouement à deux parties de nous-mêmes : la partie qui pense comme nous, et la partie qui joue le savant adversaire pensant différemment. Ce jeu avec soi-même nous apprend à ne pas violenter cet adversaire, car nous l’avons interprété, et y sommes désormais relativement attachés, de sorte que ces brefs débats improvisés en solitaire peuvent être considérés comme des initiations au travail démocratique : oser prendre position, discuter, et questionner les enjeux.

C’est en ce sens que ce blog sera construit : un moyen d’exprimer ce qui mérite un débat.

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