Bénéfice du doute

Subir, jamais. Questionner, toujours.

Archives mensuelles de “juin, 2013”

…La gauche pour tous et les anti-fa : la réac’ version soviet

Pendant longtemps, quelques semaines donc, je me suis retenue d’écrire ce que je pensais sur les commentaires anti-« manif pour tous », de même que sur les AntiFa… mais là, c’est le pompon. En effet, d’être une grande adepte de l’info, je fouille et remue les sites en tout genre et ne peux que déplorer des interprétations ainsi que des prises de position qui partent dans tous les sens… vous me direz « heureusement que ça va dans tous les sens, c’est qu’il y a encore (un peu de) démocratie », mais je vous répondrai alors que c’est tout de même problématique de rencontrer des informations aussi divergentes.

Tout d’abord, la manif pour tous… entre les amalgames du genre « anti-mariage gay = fasco », les images retouchées, les appels aux bombes (incitation à la haine de Bergé), ou aux canons ainsi qu’aux goulags (re-incitation à la haine de Bourdeau), les avertissements supra-sécuritaires pour empêcher les familles de s’y rendre, et la gestion des gardes à vue (Nicolas en devient le symbole)… il s’agit de sélectionner la moins révoltante des conclusions ! Alors que, bien entendu, le Trocadéro n’est qu’une bousculade, et qu’attaquer un RER (pauvre diligence!) n’implique que dix mois de prisons… Comment est-il possible que la France gère cette situation en bon soviet pour les questions idéologiques mais à la light pour les questions pénales ? Car, dans une société de droit, il me semblait qu’exprimer ses propos (sans tomber dans la haine gauch[idi]otte de Bergé, Bourdeau, et Mélenchon), c’était permis ; alors que vandaliser, agresser, saccager, ne l’était pas. Bien entendu, je ne demande pas qu’on gère le pénal à la soviétique, mais bon, quitte à se la jouer rouge sanguinaire, faut accepter le personnage jusqu’au bout. Hélas, le sang des idées faisant moins de tâches sur les vêtements de Taubira et Valls, on les préfère.

http://www.lereel.fr/2013/06/04/jean-bourdeau-voudrait-flinguer-meres-enfants-et-manifestants/#comment-200

http://www.rue89.com/2013/04/24/gouvernement-a-t-truque-images-manif-tous-241741

http://www.causeur.fr/manif-pour-tous-fleury-merogis,23116

http://www.lepoint.fr/politique/incidents-psg-valls-evoque-des-bousculades-14-05-2013-1666272_20.php

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/11/attaque-du-rer-d-d-un-an-avec-sursis-a-six-mois-ferme-requis-contre-les-jeunes-suspects_3428343_3224.html

 

Puis, il y a les AntiFa… ces pauvres gamins bourgeois (bien éduqués, de classe sociale aisée, permettez-moi de loller!) qui mettent en ligne des photos de gens à abattre dont les accusés de l’affaire Méric (aah, que ces méthodes auraient plu à Staline!) sans aucune autre forme de procès que leurs idées ; de sorte que la bagarre n’aurait pas été initiée du côté que l’on pense, mais bel et bien provoquée par l’autre bord qui avait apparemment identifié ses proies ; et qu’il faut appeler un chat, un chat, au sens où il s’agit bêtement (et c’est ça le plus triste, c’est que c’est vachement con) d’une bagarre entre extrémistes qui a mal tourné avec au final un bête homicide involontaire et non pas un excitant et martyrisant assassinat !

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-clement-meric-voulait-vraiment-en-decoudre-25-06-2013-1685655_23.php

 

Alors, oui, là, vraiment, c’est le pompon parce qu’on ne dit que certaines choses (et on viendra encore pleurer en évoquant la méchante dictature sarkozyste), en espérant (avec justesse) que les gens ne chercheront pas à voir plus loin que le bout de leur nez ce dont il s’agit (manque de temps, manque de motivation), et en fabriquant de futures générations d’abrutis (qui n’auront plus aucune culture historique, ni aucun réel intérêt pour la politique, et qui seront des consommateurs plutôt que des homines politici)… s’agirait-il d’une première forme de remplacement/changement de population (Cfr Renaud Camus), et ce, par son abrutissement ?

 

http://www.renaud-camus.net/livres-et-textes-en-ligne/#undefined

 

 

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Du bac à sable au bac philo

Ahh ! le bac ! Une institution à  laquelle j’aurais aimé être soumise, histoire de pouvoir notamment faire de la philosophie un tantinet digne de ce nom. Surtout que les questions de cette année m’inspirent tout particulièrement. La langage n’est-il qu’un outil ? (et en route pour les délires où l’on distingue le moyen du but, où l’on articule le signifiant et le signifié) Le travail permet-il de prendre conscience de soi ? (et c’est parti pour le contexte protestant et le désenchantement du monde).

 

Mais le bac, c’est aussi devoir conclure que certains l’obtiendront, et d’autres pas. Il appelle à distinguer les individus sur des critères de compétence (grossièreté élitiste par excellence… et  c’est d’ailleurs assez cocasse de lire les résultats des politiciens, comme quoi, la vie n’est pas foutue parce qu’on plante son bac) et dénonce de ce fait la reproduction sociale (papa ouvrier, moi aussi…alors que ! on ne peut pas nier que le développement de la classe moyenne s’est faite à la suite de ces pères ouvriers et de ces mères au foyer, qui n’étaient donc pas des abrutis, …de telle sorte que s’il y a eu reproduction, c’est alors la reproduction d’un énorme potentiel jusqu’alors caché). Dès lors, la solution, en ces temps de crise, c’est de dénoncer le coût du bac… on ne frappe plus en dessous de la ceinture de nos jours, on frappe dans les poches. C’est tellement plus simple de dénoncer un aspect sonnant et trébuchant plutôt que de rappeler l’efficacité symbolique (supposée, hélas) de ce rite d’initiation. Car il s’agit avant tout de cela, selon moi, à savoir d’un rite de passage de l’adolescence à l’âge adulte (cela n’empêche pas d’être adulte si vous le ratez, j’entends bien, mais le rite a le mérite de distinguer les temps de la vie ainsi que les obligations relatives aux différents rôles chronologiquement organisés).

 

Aussi, il y a ces tentatives désespérées de faire croire aux jeunes qu’ils sont compétentes ou sur-compétents en augmentant leurs notes… ainsi on leur fera mieux miroiter l’idée que dans la vie d’adulte, ils auront également droit à ce genre de petits privilèges. Principe de plaisir, toujours ; principe de réalité, quo vadis ? Si on attend de ces jeunes qu’ils aillent à l’université, ou dans le monde du travail (on l’espère), on ne peut quand même pas les caresser dans le sens du poil jusqu’à leurs 18ans, parce qu’alors, la claque sera féroce. D’autant plus qu’on parle d’augmenter les résultats en français ! Bon sang ! Ca fait dix-huit années qu’ils pratiquent cette langue et ils ne sont toujours pas foutu d’avoir leur moyenne ! Et ils viendront ensuite pleurer parce que leur lettre de motivation a été mise à la poubelle… Sur ce, je m’en vais fantasmer avec Lamartine.

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/bac-philo-2013-sujets-corriges-eric-deschavanne-760491.html

 

http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/des-profs-de-francais-invites-a-surnoter-les-eleves-2194/

Les femen, ces excitées sans semen

Dès le début, j’avais senti l’entourloupe chez ces jolies slaves, grandes blondes sveltes, qui critiquaient Poutine. Non pas qu’une fille jolie qui manifeste, c’est suspect, mais disons que les filles jolies ne sont pas des filles qui ont eu le besoin de faire leurs preuves intellectuellement pour se faire respecter, ce qui laissent un petit peu sous-entendre que le goût réflexif est plutôt laissé aux moches (sic). Et ces nanas étant plutôt dans le camp des jolies (à moins qu’il y ait eu un désensorcellement à l’adolescence), et ne disposant pas d’arguments, j’ai tendance à y voir un amas d’idioties et de provocation.

Car oui, se promener seins nus, c’est, à mes yeux, une provocation. En effet, jusqu’à preuve du contraire, on n’est pas à San Francisco (où on peut se promener à poil), et être habillé fait partie des codes sociaux de bien séance. Et le pire, c’est qu’on ne peut même pas jouer sur les mots en ayant recours à l’étymologie (pro-vocare) du terme puisque leur discours est creux et n’attend pas une réponse d’un tiers. Aussi, des personnes qui disent défendre, notamment, la condition de la femme en réifiant son corps dont on se sert comme d’une arme publicitaire, ce n’est pas ce qu’il y a de plus cohérent. Et c’est d’autant moins cohérent que la femme, sa force, et c’est d’ailleurs cela qui a toujours fait peur aux hommes, c’est leur mystère (que l’on parle du mystère du vagin caché, du mystère du sperme qui l’a bel et bien fécondée, du mystère de la vie lorsqu’elle accouche, ou du mystère de ses qualités empathiques) ; or, ce mystère est notamment exprimé par le port de vêtement qui concrétise/dé-montre le mystère féminin.

Et si seulement ces gonzesses se limitaient à se prendre pour les porte-paroles du féminisme, on serait tranquilles ! Mais non, elles confondent féminisme et mariage-gay (ce qui est tout de même assez castrateur vis-à-vis deshomosexuels), et se mettent encore une fois à poil. De même, elles s’incrustent dans des débats relatifs au blasphème en aspergeant d’eau un archevêque qui a une position assez ferme à l’égard des homosexuels (en même temps, on ne peut quand même attendre des intellectuels théologiens qu’ils applaudissent l’homosexualité, il faut rester aussi logique, et ce, peu importe la religion d’ailleurs)… j’aurais aimé voir les réactions si elles avaient aspergé un rabbin ou un imam (peut-être qu’alors on aurait osé commencer à réfléchir sur les inepties de ces excitées).

Quand les femmes, pour défendre leur féminité, ont recours à des actions aussi peu intelligentes que celles qu’on a pu voir chez les hommes (qui ont toujours davantage été en mesure d’exprimer leur mécontentement, ne serait-ce parce que leur force physique leur permettait de se défendre au cas où ça tournait mal, et qui sont moins souvent enceints, et qui ne se font pas violer aussi systématiquement que les nanas en représailles), alors oui, l’égalité homme-femme est prouvée : dans la connerie, on se retrouve. Ainsi est-il particulièrement dommage de voir des femmes qui ne comprennent pas que pour être reconnues et admirées comme femmes, elles doivent valoriser les caractéristiques de la féminité (qui est une construction à la fois biologique et culturelle), plutôt que de faire croire qu’elles ont les aptitudes habituellement attribuées aux hommes : un peu comme Thatcher, on peut largement sourire quand on entend dire (avec cette bien-pensance anti-sexiste) que cette femme a réussi dans un monde d’hommes car, en soi, elle n’a aucunement agi comme une femme, elle a été particulièrement virile (ce qui était aussi assez nécessaire quand on voit la situation du Royaume-Uni de l’époque). J’attends donc que l’on me parle davantage de femmes qui sont restées femmes et qui ont pu sauvegarder leurs attributs féminins : je veux de tendres, raffinées, attentives et patientes suffragettes !

http://www.lesoir.be/230985/article/actualite/belgique/2013-04-23/andre-leonard-chahute-par-des-femen-seins-nus-l-ulb

Faut-il quitter son pays pour réussir ?

Pragmatique, ou plutôt passionnée par la musique anglo-saxonne, je me suis toujours adonnée à l’anglais avec un véritable plaisir. Tout d’abord musical, puis littéraire, pour ensuite devenir linguistique, mon intérêt est en train de devenir instrumentalisé par les besoins socio-économiques qui s’imposent à ma génération. L’avantage, bien entendu, c’est de ne plus devoir apprendre le néerlandais qui traumatise tous les petits fainéants du sud, mais je ne peux me résoudre à nier le message subliminal : le français, c’est fini. C’est pour les intello obsédés par la littérature classique ou la psychanalyse qui vont au resto gastronomique se pâmer devant des vins et des fromages hors de prix en se vantant de la nouvelle horreur admirée au Centre Pompidou. Désormais, on opte pour une langue de sciences, de technologie, qui s’est imposée dans des domaines pragmatiques, et ce, sans doute, grâce à son pragmatisme grammatical. Ainsi, le français, votre langue maternelle, ne sert plus à rien : autant parler un patois indonésien, ça fait exotique (et ouvre sur un nouveau marché). Donc, il vous faudra nécessairement parler a minima l’anglais… on se demande à quoi peuvent bien servir ceux qui ont fait l’interprétariat. Et dans la mesure où vous lisez l’anglais, vous vous documentez en anglais, vous découvrez une culture, inconsciemment, avec ses dogmes, des valeurs, ses pratiques… et à un moment, vous en devenez demandeur : moi aussi, j’aimerais bien émigrer en Amérique, mais j’ai mes origines en Europe.

Si ce n’est que… l’Europe nous confronte à des crises qu’elle n’est pas en mesure de résoudre : papy-boom (surprise, sic, démographique imprévisible, re-sic, du vieillissement de la population baby-boom couplée à une politique sociale favorisant l’avènement d’une véritable classe moyenne qui, logiquement, ferait moins d’enfants, d’où une indubitable chute démographique et le drame des pensions), la réduction des aides sociales/publiques (peut-être que d’ici quelques générations, certains enfants  ne diront plus qu’ils veulent être « chômeur comme papa, parce que c’est un métier comme un autre »; avec le drame parallèle de la fin des mutualités et le culte des assurances qui obligeront les individus à passer des somatisations abusives à l’angoisse du rhume… or, on sait combien les gens sont lents à la détente quand il s’agit de comprendre qu’il faut se serrer la ceinture maintenant sous peine de mettre nos enfants dans la misère), l’augmentation des frais de scolarité (le minerval va en surprendre plus d’un quand il passera de 800 à 5000€), la politique migratoire (hé non, désolé, on ne peut pas accueillir tout le monde, encore moins si ceux qu’on doit accueillir ne veulent pas de notre civilisation occidentale), une stigmatisation des personnes qui réussissent (pas les sportifs hein, ceux-là ne risquent pas d’être pointés du doigt,… je parle des méchants pigeons qui essaient d’entreprendre), … etc

Dans ce contexte, oui il y a une envie de partir, voire même de fuir. Mais il s’agirait de fuir avec le sentiment d’abandonner un monde que l’on pourrait aider, si ce n’est qu’on aurait également l’impression d’aider quelqu’un qui ne veut pas de nous tel que nous sommes, ni de notre aide (un peu comme le sdf qui te regarde bizarrement quand tu lui donnes un sandwich), car notre aide se voudrait critique, réformatrice et exigeante (bien que je ne pense pas que donner un sandwich à un sdf est faire preuve de critique). Et puis, partir, quand on parle français, avec ce mythe de puissance culturelle que cela devrait impliquer ; partir, quand on vient de l’Europe, avec ce mythe de Modernité civilisatrice ; c’est partir avec une blessure narcissique importante… car c’est admettre que le mythe est fini.

Mais alors, incarnerions-nous Enée ?

http://www.causeur.fr/allemagne-espagne-chomage-hollande,22926

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/05/20/en-espagne-la-fuite-des-cerveaux-face-a-la-crise_3379024_3214.html

La théorie du genre remplace l’empirie…

Après le Mariage pour Tous qui a apporté son lot de confiscation de débats (en traitant tous les opposants d’homophobes… et ce, par des individus qui ont toujours la petite touche moralisante du « il ne faut pas faire d’amalgames »), nous voilà à une éducation tardive des magistrats qui vont devoir apprendre ce qu’est la théorie du genre. Mais quel est le but ??? à part endoctriner une certaine clique… et encore, je ne comprends pas bien le but de cet endoctrinement.

En effet, est-ce que cette théorie du genre va aider en quoi que ce soit les magistrats (et, au sens large, la police) à sévir vis-à-vis des crimes homophobes ? Je ne le pense pas. Or, s’il y a bien une chose dont les homosexuels ont besoin, c’est de se sentir en sécurité lorsqu’ils se promènent en rue. Se marier, ça n’a jamais empêché quelqu’un d’être tabassé, voire même massacré ; par contre, une véritable application des lois, ça peut dissuader certains haineux et donner aux victimes le sentiment que la Justice a un minimum rectifié le tir. Parce que, cette fameuse théorie du genre, je rigolerais bien de la voir paisiblement appliquée aux excités qui pratiquent le viol correctif sur les lesbiennes en Afrique du Sud, hein !

Et bon, cette théorie des genres… mais quelle blague ! quel déni ! Oser croire que l’on choisit d’être un homme ou une femme, comme si on s’auto-engendrait, dans une toute-puissance infantile de l’enfant qui crée ses parents (qui tombe donc douloureusement de son trône quand il comprend que l’amour de ses parents l’a précédé, et qu’il n’en est qu’une conséquence) : quelle post-modernité ! Et puis, les gens n’aiment plus devoir faire des choix qui impliqueraient un deuil… alors qu’être sexué nécessite justement d’accepter le fait qu’on ne sera jamais qu’un homme OU qu’une femme ! Le sexe exige une « coupure » au sens étymologique du terme, coupure que certains ne peuvent pas assumer. Ce phénomène est encore un exemple de crise de l’autorité, car la biologie est une autorité : elle décide de certaines choses pour vous, et c’est à vous de faire avec ces choses… sans essayer de vous inventer un scénario selon lequel ces choses, c’est vous qui en avez décidé. Un peu comme si les personnes noires de peau venaient nous dire qu’elles ont choisi d’être noires : vaste blague. En fait, on pourrait vraiment faire un parallélisme avec les thèses développementales de Piaget qui distingue l’assimilation (où on modifie la perception du monde extérieur pour que ce que l’on perçoit s’accorde à notre réalité interne) et l’accommodation (où on modifie nos schémas internes pour qu’ils correspondent aux exigences du monde extérieur)… avec cette théorie des genres, on est dans l’assimilation, voire même plus loin, car on exige des autres qu’ils pensent de la même manière. Enfin, rappeler la théorie des genres dans un contexte de revendications homosexuelles, c’est confondre le sexe et la sexualité, mais bon !… sans oublier, qu’en bonus, certains viennent nous dire qu’être homosexuel, ce n’est pas un choix (et en soi, franchement, on s’en fout de savoir si l’homo ou l’hétérosexualité est un choix ou pas)… alors donc, on choisit d’être homme ou femme, mais on ne choisit pas d’être homo ou hétéro? Il faudrait savoir.

Cependant, il est clair qu’on peut, d’une certaine manière, décider de faire ce que l’on veut avec sa condition d’homme ou de femme, là n’est pas le problème (quoique ! , car certains hommes n’hésitent plus à se plaindre de ne pas pouvoir être nourrices… mais disons que chaque homme et chaque femme peut décider de l’intensité de l’expression de sa féminité et/ou masculinité). De même que l’on peut tous décider de ce que l’on fera de notre « donné » biologique au sens large (c’est pas parce que la nature m’a fait petit et moche que je dois m’enfermer dans un honteux mutisme, etc…). Aussi, il est certain que la société, la culture influence l’élaboration de notre féminité/masculinité, mais il ne faut pas oublier que cette culture est toujours réceptionnée par une psyché qui s’est construite dans un corps.

Mais décider de ce qu’on va faire de ce qui nous a été donné/imposé, c’est très différent de « croire qu’on a décidé de ce qui, au final, n’est plus imposé, mais choisi »! Or la véritable liberté de l’Homme, c’est celle-là, c’est pouvoir construire sur ce qu’on a pas choisi (car, n’en déplaise aux adeptes de la toute-puissance, l’Homme a à se forger sur l’hétéronomie), c’est pouvoir créer : le sculpteur n’est pas libre parce qu’il choisit l’argile, il est libre parce qu’il a la possibilité de faire différentes choses avec cette matière que son mécène lui a fourni.

http://www.causeur.fr/justice-discriminations-taubira,22812

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_pas-facile-d-afficher-son-homosexualite-dans-certains-quartiers-de-bruxelles?id=7871119

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